13 juin 2012

En ce moment,

j'ai un peu de mal à écrire, les petits sujets me semblent futiles et décalés quand je pense à la manière dont tourne le monde.
Ce qui se passe en Syrie me tord le coeur, comment on assiste impuissant au massacre, en laissant faire à cause des intérêts, y'a des soussous en jeu, du pétrole et tout et tout, attends on va pas risquer de tout perdre pour sauver des vies quand même.
En Espagne, y'a quelque chose qui m'échappe aussi. J'entends que l'Europe a décidé de l'aider plutôt que de la plonger dans l'austérité. Ok, cool. Mais la suite de la phrase me laisse sans voix : c'est aux banques que l'aide va être versée... Non décidément, je n'arrive pas à comprendre.
Parallèlement à cette actualité, je lis un bouquin de Pierre Rabhi sur la sobriété heureuse. Ou comment depuis les Trente Glorieuses et le sacre du progrès, l'homme civilisé se retrouve dans une course effrénée, travailler pour gagner de l'argent, pour manger, se loger, se vêtir. Le temps c'est de l'argent, il faut courir pour joindre les deux bouts, et petit à petit les savoirs-faire qui permettraient une relative auto-suffisance ont été perdus. L'asservissement que crée la société de consommation. Alors que si on bossait moins on aurait moins de monnaie, ok, mais on aurait plus de temps pour faire pousser nos légumes et coudre nos fringues. Et rigoler avec les copaingues.
Voilà, en ce moment, ce qui m'occupe.
Ah oui, on m'a aussi proposé de faire du neuromarketing. C'est une bien belle discipline, le but est d'aller voir dans le cerveau pourquoi le client achète le paquet jaune plutôt que le paquet bleu... No comment. Ou plutôt si, il serait temps que les scientifiques se déclarent responsables des utilisations faites de leurs découvertes, qu'on arrête un peu les dérives.

Pour me faire pardonner d'avoir plombé l'ambiance, à suivre un petit texte futile et léger, justement. Biz biz.

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