13 juin 2012

Moi, chauvine?

J'avais cité le sujet, un jour, de la place de la nourriture dans le quotidien selon les cultures (si, rappelez-vous, ce jour-là j'avais aussi évoqué Mac Gyver et les lapins du bord de l'autoroute - qui ont regagné leurs pénates depuis).
Prenons donc au hasard deux pays, disons la Belgique et la France. En Belgique, bien sur qu'on aime bien manger (et pour preuve, cette assiette de Waterzooï qu'on m'a servie dans un petit restau de Gent, que je pourrai faire l'aller-retour rien que pour ça tellement c'est bon ce truc), mais en France, c'est pas juste un petit plaisir, c'est une putain de raison de vivre, ça vire à l'obsession.
Alors forcément, au cours du jumelage franco-belge, ça donne lieu à quelques interrogations, chacun se coiffant de son chapeau d'ethnologue, lorgnon en place, prêt à noter sur calepin ses observations sur les moeurs indigènes de cette étrange contrée. Je vais pas critiquer, c'est pas mon genre (ils bouffent que des sandwichs avec du faux pain et ils boivent que du coca), c'est plus intéressant de voir ce qui peut paraître bizarre dans nos habitudes vu de l'extérieur.
Déjà c'est étonnant pour eux qu'on fasse deux repas chauds par jour. C'est au moment où on m'a fait la remarque que j'ai découvert le concept de ce qu'ils appellent repas chaud. En fait c'est un repas normal - un repas cuisiné s'entend, en opposition au repas froid - un sandwich quoi.
Un peu choqués de voir qu'on mange des légumes à quasi tous les repas.
Un peu déstabilisés aussi par nos associations de goût. Je veux pas dire mais The tarte au citron meringuée a pas eu un franc succès, et la classique tatin d'endives au chèvre a été poliment saluée d'un "hum... c'est un peu trop français pour moi" (pendant que les minots se disputaient la dernière part).
Mais surtout hallucinés de voir le temps qu'on passe en cuisine, l'importance qu'on accorde au choix des produits, et plus généralement la place que ça prend dans notre quotidien. Il faut dire aussi qu'il y a eu l'épisode Céreste, et je conçois que ça ait pu être un peu impressionnant... Trente gonzes qui se relaient nuit et jour pour émincer, épicer, flamber, déglacer, mijoter...

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire