28 septembre 2011

Far away

Tu la connais, l'histoire, du perpétuel manque.
Je m'arrange comme je peux, t'invite à mes côtés,
partage telle ballade, tel fou-rire, telle idée.
Je m'octroie ce plaisir de m'asseoir à ta table,
glisse sur tes genoux, glisse sur ton visage.

Me suis coiffée d'un brin, de folie, de respect.
J'avance là où je veux, actrice de mes jours,
et je suis le cheval. Bonjour l'AGCS,
je sais refaire l'amour, j'ai tronqué la fumée.
Autour de moi aussi, partout, l'apaisement.

C'est le temps des questions, rejet du mysticisme.
C'est cet amour trop grand qui me fait un peu peur.
Si on se retrouvait, et si on se lassait.
Si tu a des aspects que je ne connais pas.
Et si je regrettais. Et si, et si, et si.

Alors tout me revient, cette envie de plonger
entre boutons ouverts de ta chemise bleue.
Cette bouche, ce touché, j'aime les retrouver.
J'apprends tranquillement, j'apprends le temps qui passe,
ce ramadan d'un an, je le regarde en face.

(automne 2010)

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